Quand on déprime, quelqu’en soit la raison, tout devient sombre. On est là, occupé à attendre que le temps passe. On peut ne pas s’ennuyer si on garde de la curiosité ou plutôt de la motivation à se répéter. On répète en boucle des actes qui sont sensés faire avancer une espèce de schéma général de ce qu’on attend de soi : se lever, se laver, manger et occuper le temps pour ne pas le voir passer. Quel dilemne. Lorsqu’on tombe sur une heure-miroir, cela redonne un peu de courage. Il est dit que c’était bien pour notre futur. On a souvent envie de pleurer, et remplir son mouchoir en tissu de larmes est un nouvel agacement, une nouvelle honte. On se mouche bruyamment. Il est préférable d’être seul. Et puis en guettant les aiguilles du temps, on surveille le délai pour arriver à l’heure de fuir vers le lit pour y poser en gisant.